Texte libre

Le bonheur par Henri Matisse
Question au philosophe
Michel Onfray

Votre définition du bonheur?
-Le désir est violent, le plaisir aussi, en revanche le bonheur est doux. Le désir est frustration, envie, aspiration à ce qui nous manque, volonté d'avoir, de soumettre, de posséder et d'épuiser cette force qui nous consume. Le plaisir est satisfaction de ce désir, il éteint la conscience, arrête la réflexion, mobilise la totalité de l'être dans une explosion physiologique et psychique. Le bonheur, pour sa part, est souvenir de l'état de désir et de l'état de plaisir, deux états qui suspendent la conscience. il appelle, nécessite, exige la conscience, autrement dit il contraint à ce que nous nous appartenions. Je dirai donc que le bonheur est l'état de sérénité consubstantiel au souvenir d'un désir ou d'un plaisir obtenus, c'est la mémoire pacifiée d'une satisfaction réalisée...
Interview complète dans Le Point n°1918
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"La vie du sage est très étendue; elle n'est pas renfermée dans les bornes assignées au reste des mortels . Seul il est affranchi des lois du genre humain : tous les siècles lui sont soumis comme à Dieu : le temps passé,il en reste maître par le souvenir; le présent, il en use; l'avenir, il en jouit d'avance. Il se compose une longue vie par la réunion  de tous les temps en un seul."

Sénèque-"De la brièveté de la vie"

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Se
cultiver..
.
  
Enrichir sa culture générale : facile à dire mais comment s'y prendre?
Vous venez de lire un bon roman, vous avez vu une belle exposition?
Creusez un peu! Derrière l'oeuvre, un paysage de découvertes se dessine. Conseils et méthodes dans MUZE n° 55
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1947 : le 1er mai devient en France un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions

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Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l'eau qui gronde?
Et après secoue tes cheveux
Qu'ont trempé les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l'imbécile triomphe,
Ni qu'on perd l'amour aussitôt
Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort
Celui qui œuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah, pourquoi aurais-tu la crainte
De l'horreur que clame le vent ?
W.B. Yeats - 45 poèmes
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Quand rapidement elle passa près de moi, le bout de sa robe me frôla.
Comme d'une île inconnue vint de son coeur une soudaine et chaude brise de printemps.
Un souffle fugitif me caressa, et s'évanouit, tel s'envole au vent le pétale arraché à la fleur.
Il tomba sur mon coeur comme un soupir de son corps et un murmure de son âme.
Rabindranath Tagore - Le jardinier d'amour
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Chère Kitty
,
Le soleil brille, le ciel est d'un bleu intense, le vent est alléchant, et j'ai une envie folle-une envie folle-de tout...De bavardages, de liberté, d'amis, de solitude. J'ai une envie folle...de pleurer. je sens que je voudrais éclater. les larmes m'apaiseraient, je le sais, mais je suis incapable de pleurer. je ne tiens pas en place, je vais d'une chambre à l'autre, m'arrête pour respirer à travers la fente d'une fenêtre fermée, et mon coeur bat comme s'il disait : "Mais enfin, satisfais mon désir..."
Je crois sentir en moi le printemps, le réveil du printemps;je le sens dans mon corps et dans mon âme. J'ai un mal fou à me comporter comme d'habitude, j'ai la tête toute embrouillée, je ne sais que lire, qu'écrire, que faire. Langueur...Langueur...Comment te faire taire?
A toi,
Anne
Anne FRANK - Journal
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"... -Etes-vous optimiste?
-Pour vous oui, pour l'avenir du monde, non. Le problème des hommes, c'est qu'ils ne savent s'entendre entre eux que ligués contre d'autres. C'est l'ennemi qui les unit. En apparence, on peut croire que le ciment joignant les membres d'un groupe, c'est une langue commune, une culture commune, une histoire commune, des valeurs partagées; en fait, aucun liant positif n'est assez fort pour souder les hommes ; ce qui est nécessaire pour les rapprocher, c'est un ennemi commun. Regardez ici, autour de nous. Au XIXè  siècle, on invente les nations, l'ennemi devient la nation étrangère, résultat : la guerre des nations . Après plusieurs guerres et des millions de morts, au XXè siècle, on décide d'en finir avec les nations, résultat : on crée l'Europe. Mais pour que l'Union existe, pour qu'on se rende compte qu'elle existe, certains ne doivent pas avoir le droit d'y venir..."
Eric-Emmanuel SCHMITT -
Ulysse from Bagdad
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  Un blog plein d'humour et de bonnes adresses pour le Pays basque : http://lesfillesenespadrilles.typepad.fr/
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Ecrivains en herbe

Vendredi 26 juin 2009

     Si tu pars




  Un instant sourd,
  Un regard,
  J'ai vu le fond de tes yeux
  Empli de tristesse
  Et je peux imaginer
  Que ton voyage va commencer
  Reste à savoir maintenant
  Si tu vas rentrer

                                                                              Si tu pars
                                                                              Ne te retourne pas,
                                                                              Pour moi tu es toujours là
                                                                              Car tu restes ancrée en moi
                                                                              Et si tu reviens
                                                                              Je veux ton sourire
                                                                              Je veux tout de toi


                                                                              A jamais
                                                                              La mélodie de ta voix
                                                                              Reste gravée en moi
                                                                              Comme un sourire éternel
                                                                              Sur ton visage
                                                                              Comme tes yeux
                                                                              Qui brillaient 
                                                                              De mille feux

                                                                              Tel un ciel ensoleillé

                                                                              Si tu pars
                                                                              Ne te retourne pas
                                                                              Pour moi tu es toujours là
                                                                              Car tu restes ancrée en moi
                                                                              Et si tu reviens
                                                                              Je veux ton sourire
                                                                              Je veux tout de toi

Par Jérémie Dazin -2nde5 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 10 juin 2009

Rodrigo


¡Hola! Me llamo Rodrigo y voy a contaros mi vida porque hoy, soy el mejor jugador de rugby a siete de Uruguay. Hay muchas mujeres que piensan que soy el hombre más atractivo del mundo. Pero hasta los quince años, era gordito : sólo me gustaba dormir, comer arenques con aceite y sentir las patas de mi perro. Un día, me fui a Francia, a « Marseille » para ver un horrible partido de fútbol en el « Velodrome » : Marseille – París. Estaba saliendo del estadio cuando un hombre me dio un papel que quería convencer a los jóvenes de practicar « el deporte de tu vida : el rugby ». La coincidencia divertida era que este hombre era uruguayo. Por eso, cuando regresé a Uruguay, hice mi primer partido con Fantásticos de Ushuaïa. Jugamos contra de los Pescadores de Buenos Aires : marqué once pruebas. Para celebrar esto, con el equipo comé « paté » y desde este día, ¡me gusta el  « paté »! Y un día, un hombre vino al entrenamiento para ofrecerme la ocasión de jugar en el equipo nacional y desde este día, llevo las colores azul, negro y blanco. Pero, lo mejor para acabar: un día, estaba bailando en una discoteca después de una lucha contra las Maracas de Caracas, y una chica se acercó a mí y me dijo estas palabras : « una familia se compone de cuatro personas, tengo un chico feo, un siluro, faltas tú. » y desde esta noche, vivo con ella ...

 

 


Par 2nde6 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 11 mai 2009

4 de enero de 2009


Hoy, cuando me desperté, no me dudé de lo que iba a ocurrir. Era un sábado tranquilo. Como me
aburr
ía, decidí pasearme en la ciudad en coche. Despúes de unos veinte minutos, me aparté en la plaza de Andalucía, situada cerca de una escuela.

Vi un parque con naturaleza: los mariposas volaban encima de las flores de todos los colores, los

animales corrían, gente enamorada dormía abajo de un árbol, una mujer flaca, sentada en un banco,

leía un libro grande, un hombre cantaba con su guitarra. Cuando entré en el parque, sentí un buen

olor de patatas fritas y a mí me gustan las patatas fritas! Entonces me dirigí hasta el hombre que las

vendía. Era alto, fuerte y dinámico, una cualidad importante para atraer a los clientes. Llevaba un

delantal feo y sucio. Le compré una barquilla.

Me senté cerca de la mujer que leía el libro para comer mis patatas fritas. Me di cuenta de que

era Sarah Pallin. Vacilé en hablarle pero, finalmente, fue ella quien me habló para preguntarme

la hora. Le dije que era exactamente la una y cincuenta y ocho de la tarde. Pues, fui yo quien le

hablé para preguntarle por qué estaba en Francia. Me contestó que viviría en Francia durante (+) un

pequeño momento. Hablamos durante muchas horas y vi que era muy simpática.


Cuando vi estrellas en el cielo, le dije que teníamos que volver a casa.

 

 


Par Marie et Camille - 2nde6 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 7 mai 2009

Me llamo Antoine, soy el hermano del deportista Rafaël Nadal. Voy a contaros una historia que se pasó hace siete años:

Cuando era un adolescente, era feo y gordo mientras que mi hermano que era hermoso. Estaba enamorado de una hincha que encontré en el estadio de Baiona en un partido de Rafaël. Tenía dos años más que ella, era guapa, tenía el pelo moreno y los ojos azules. Un día después del partido fuimos a la mesa de un bar y la invitó a una copa de vino. La accompañé a mi casa con mi coche porque el taxi era caro y no sabía conducir. Volvimos a mi casa y bebimos jarabe de melocotón. Pensaba que estaba soñando. El ambiente estaba caluroso y comimos fresas. Estaba leyendo las noticias cuando la miré, estaba durmiendo. Yo no la vi más hasta un otro día, en una venta de antiguedades. Me preguntó el número de móvil de mi hermano. No procuré luchar contra este amor pero no lo pude vivir porque no cabía en su corazón... Mañana me iré de viaje porque esta situación es demasiado difícil.

 


 

Par Sabrina - 2nde6 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 29 avril 2009
 

 Historia de amor

 

Hace quince años, una bella historia de amor entre dos adolescentes se produjo.

Stéphane, el futbolista número 5 del equipo de Barcelona era a la vez sobresaliente y a la vez simpático. Físicamente, era grande y fuerte en su ropa de deporte. Un día, vio a Marie, una chica guapa y sensual;fue el flechazo pero Stéphane era tan tímido que no pódia hablar con ella, mientras que solía ser emprendedor con las chicas.

Aunque era tímido, tuvo valor para ir a verla y a invitarla para comer en la playa porque prefería salir del estadio; fueron a la playa en camión.

Marie era un hincha del equipo de Barcelona por eso llevaba una traje con los colores de su equipo.

Hay una chica en la playa que le dijo cuando vio al traje de Marie:

« soy una chica a quien le gusta el equipo de Barcelona ».

Despúes se sintío tan confortable con ella que abrío una botella de champán . En ese momento, Marie quiso a Stéphane.         
              

 

 

 

Par Maureen - Julia -2nde6 - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 28 mars 2009

Ceux qui s'acharnent


Les yeux pleins de larmes
Face à ces gens qui s'acharnent,
Qui puisent leur bonheur
Chez ceux qui baissent les armes.
Plein de rancune,
Le coeur plein d'amertume,
Je m'pose plein de questions,
Avec appréhension,
Cela fait-il de moi un ...?


Refrain :

Laissez-moi vivre comme je le sens

Ou j'en viendrai au sang,

Je n'fais pas partie des tiens,

Je n'fais pas partie des miens,

Je suis de ceux qu'on appelle les autres,
Ceux sur qui on rejette la faute.


La tête pleine d'idées,
Mais surtout de rêve,
Surtout de trêve,
La tête pleine d'idées
Mais aucune à la fête,
Allez-y, continuez, faites
Car il faudra bien qu'un jour ça s'arrête.

Refrain :

Laissez-moi courir autant qu'il le faut

Pour ne pas oublier que je vous tourne le dos,
Laiisez-moi vivre ma vie, laissez-la entre mes mains,
On ne sait pas de quoi est fait demain.

 

Par Jérémy DAZIN - 2nde5 - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 2 février 2009

 
    

Un ange perd peu à peu ses ailes,

Survivra-t-il à cette souffrance éternelle ?

Ses larmes de sang commenceront à couler,

Cette souffrance interne le fera sombrer,


Ange d’un jour, ange d’une vie,

Mais pas toujours, à l’agonie…

Ses ailes se consumeront peu à peu,

Telle une braise réanimant un feu,


Déchu cet ange deviendra,

Aux oubliettes il tombera,

Son spectre s’épuisera à son tour,

Sa vie et avec elle son parcours…


Ecoute le cœur de cet ange,

Ecoute son souffle si étrange,

La faiblesse de son pouls,

Qui annonce l’approche du dernier coup…


Son âme à jamais prisonnière des songes,

N’oubliera le parfum de l’amour qui le ronge,

Le mal s’emparera alors de son cœur,

Cet ange fera place aux rancoeurs,


Tic tac tic tac…Plus un mot…

L’ange a succombé de ses maux.




Par Jérémy DAZIN -2nde5 - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 22 décembre 2008
                                                          

                                          La vie imparfaite
  

 

Dès qu'on sort du ventre de sa mère,

On commence sa vie en pleurs.

Puis on découvre son père,

Et d'un coup on a moins peur.

 

Puis on continue sa vie à l'école,

Par-ci par-là des heures de colle.

Certains qui chaque jour meurent,

A cause d'un bête pari en scooter

 

Et on poursuit encore,

On retrouve toujours quelques corps

Dans cet engin de torture,

Qu' un homme a nommé la voiture.

 

Arrive enfin ce jour,

Où on découvre le grand amour.

Alors enfin on est heureux,

Même si un jour, on lui dira adieu.

 

Notre vie est ainsi formée,

Et l'on n'y peut rien changer.

Quand alors, on devient vieux,

On se dit qu'on aurait pu avoir mieux.

 

Vient le jour où l'on est à son chevet,

Lorsqu' il n'y a plus d'éclat dans sa beauté.

Quand, dans un dernier soupir,

On la regarde partir pour mourir.

 

La vie est donc imparfaite,

Jamais assez de temps pour faire la fête,

Trop de gens qui se droguent, c'est bête,

Puis d'autres qui ne savent pas comment on s'arrête!

 

Par L'Inconnu - 1 ES2 - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 11 décembre 2008
Ecriture d'invention d'après "La rempailleuse" de Maupassant

L'amour véritable

« Son père était rempailleur et sa mère rempailleuse. Elle n'a jamais eu de logis planté en terre. »

Quand le vieux médecin eut prononcé ces mots, on sut, dans la salle, que le récit qu'il s'apprêtait à conter était d'une gravité qui n'accepterait pas d'interruption.

«  Elle se nommait Estelle, et avait à l'époque seize ans. Elle était très douce, très compassée mais elle vivait dans une roulotte, tant la pauvreté de ses parents était importante.

Un jour où son père devait se rendre dans la village voisin pour rempailler une chaise chez une famille très aisée, elle insista pour l'accompagner. Son père, qui d'habitude refusait qu'elle le suivît, accepta ce jour précis. Mais, lorsqu'ils furent là-bas, la famille lui fit rapidement comprendre qu'elle l'avait appelé seulement parce qu'il était le seul rempailleur sur le coin à ce moment-là.

Le fils aîné, lui, était très différent. Il ne supportait pas le mépris que ses parents portaient aux gens les plus modestes, et entrait souvent en conflit avec son père. Cet après-midi-là n'échappa pas à la règle. Et comme il s'efforçait de défendre Estelle et son père, il se rendit compte de la beauté simple de la jeune fille et de son caractère assuré mais placide.

Et, comme les choses se font dans ce monde parfois bien, Erwan, c'était son nom, et Estelle décidèrent de se revoir en cachette, près d'une fontaine du village, le soir. Lui, avec ses cheveux noirs d'ébène, elle avec ses boucles blondes.
Mais très vite, le malheur rattrapa leur fort amour, car le bonheur est ici fait rare. »

le médecin s'interrompit pour boire, puis reprit :

« Le père de la jeune fille mourut un après-midi. Sa femme, qui était allée acheter un peu de pain, l'avait trouvé, gisant sur le plancher vétuste de leur roulotte. Il avait eu, selon toute vraisemblance, un arrêt cardiaque, et le bleu qu'il avait à la tempe avait sûrement été provoqué par sa chute.

Ce soir-là, Erwan donna à Estelle un médaillon en or, symbole de leur amour éternel, et lui fit promettre de ne l'ouvrir que quand il le lui dirait.

Cependant, la mère d'Estelle ne pouvait subvenir aux besoins de toutes les deux, et décida donc de partir dans un village où elle aurait plus de travail.

Estelle ne put l'annoncer à Erwan, car la veille du départ de la jeune fille,il ne vint pas au rendez-vous habituel.

Elle devint rempailleuse pour subvenir aux besoins de sa mère et d'elle-même.

Puis, quelques années après, sa mère mourut, de chagrin sans doute, car elle était restée dure et grinçante dans ses réflexions après la mort de son mari.

Pendant trente ans, Estelle, malgré la douleur de sa solitude, continua à aimer Erwan, dans l'espoir qu'elle le reverrait et qu'il pensait à elle tous les jours. Mais un matin, elle se leva, avec la décision arrêtée d'ouvrir le médaillon. Elle tergiversa longuement, placée devant un terrible dilemme. Elle se rappela alors les paroles d'Erwan, et sa volonté fut encore une fois repoussée.

Au fil des jours, elle devenait fatiguée, et la tristesse l'envahissait chaque minute un peu plus.

Elle attendit encore dix ans dans son malheur.

Enfin un jour qu'elle réparait un vieux fauteuil dans sa roulotte, toujours plus amère que le jour précédent, on frappa à la vieille porte délabrée de sa petite « demeure » : il s'agissait d'un homme d'un certain âge. Il avait une lettre à la main qu'il s'empressa de donner à Estelle en lui expliquant  qu'elle avait été donnée par un homme qui venait seulement de mourir quelques heures plus tôt, non loin du village de Baudes. Estelle remercia l'homme, et quand elle fut assise, à sa chaise, elle ouvrit fébrilement la lettre : voilà bien des années quelle n'en avait pas reçu. »

Le médecin semblait ému, et semblait avoir du mal à continuer le récit:

« Elle reconnut l'écriture d'Erwan, et les seuls mots qu'il semblait avoir écrits étaient : « Ouvre le médaillon ».

Estelle sentit son coeur s'emballer, et alla chercher son médaillon; les mains tremblantes, elle l'ouvrit et lut ces lignes, dont je me souviendrai pendant longtemps, délavées par le temps :

«  Ma tendre Estelle,

Si tu lis ces lignes, et que tu as ouvert le médaillon quand je te l'ai dit – je suis sûr que je peux te faire confiance – c'est que je suis mort avant toi, je l'espère.

J'ai pris le risque que tu n'apprennes jamais ce qui est écrit plus bas, mais j'étais sûr que tu vivrais assez longtemps.

Sache que je n'ai aimé que toi depuis que je te connais. J'aimerais, bien crédule que je suis, que tu me pardonnes ce que je vais t'avouer ici.

J'ai tué ton père. Je t'en prie, laisse-moi t'en expliquer tout. Ce jour terrible que ma mémoire aurait aimé effacer, j'avais demandé ta main à tes parenst. Ta mère avait compris qu'il s'agissait bien là d'amour mais ton père était persuadé que je ne m'intéressais pas à toi et que je ne pourrais que te faire du mal. Nous en sommes venus aux mains. Je ne sais plus comment c'est arrivé.

En un instant, ton père était allongé sur le sol et sa tempe saignait. J'ai honte de moi, mais quand ta mère et moi avons vu qu'il était mort, ta mère a tout nettoyé et a décidé de raconter qu'il avait eu une attaque : la condition pour qu'elle ne me dénonce pas - elle savait que tu aurais eu trop mal- était que je ne te revoie plus car elle pensait que la vérité serait vite découverte.

Je n'ai enfreint qu'une seule foi sa promesse : c'était le sor où je t'ai donné le médaillon.

 

                                               Je n'aime que toi,

                                                   et ne pense qu'à toi,

                                               Erwan. »

 

Le médecin regarda le marquis dans les yeux. « La dernière volonté d'Estelle fut d'être enterrée avec ce médaillon, à côté de la tombe d'Erwan. Elle m'a aussi avoué qu'elle lui avait pardonné le jour où elle est morte. C'est l'amour le plus long entre deux êtres que j'ai connu. »

Par Lygéia NUNES MUNIZ - 2nde 1 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 décembre 2008
                                      

                   Un jour....

 


                Un jour les amoureux rêveront

           D'un monde d'amour et de passion,

                                               Sans haine ni poison,

                             D'un amour pur, pas d'une histoire à la sauvette,

                                     Ils rêveront comme Roméo et Juliette.



                                                Un jour les amoureux

                              Rêveront d'un monde où on ouvre les yeux,

                           Où vaines sont les différences, si on est deux.


                            Un jour les amoureux décrocheront les cieux,

                                    Mais ils leur tomberont sur la tête,

                                 Le coeur brisé, on ne fait plus la fête.

 

Par Jérémie DAZIN -2nde5 - Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Texte libre

      Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur RIMBAUD -Poésies
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"Toutes ces idées qui viennent, il faut les attendre comme des mouches quand elles passent. Que fait-on des mouches et des papillons? On les conserve et on s'en sert : ce sont des idées bleues, des idées roses qui passent, et puis d'un dessin on fait une peinture, et de la peinture on fait des sculptures, parce que la sculpture, c'est la seule chose qui me libère. C'est une réalité tangible. Peut-être que ce qu'il y aurait de mieux que la sculpture, ce serait de vraies personnes."
Louise Bourgeois

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A ceux qui aiment la langue française

LES METIERS :
Le facteur, légèrement timbré, prend tout à la lettre
Le coiffeur se barbe à force de couper les cheveux en quatre
Le pâtissier s'est fait la religieuse en un éclair
Le cafetier a servi un demi à un jeune mousse
Le poissonnier fait le maquereau avec une morue
Le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant une bière
Le viticulteur prend de la bouteille et demande qu'on lui lâche la grappe
Le plombier a pris la fuite en fumant un joint
Le menuisier a attrapé la gueule de bois en abusant du buffet
Le charcutier a épousé un boudin, quelle andouille!
Le boucher s'est mordu la langue en taillant une bavette
Le boulanger s'est fait rouler dans la farine, il est dans le pétrin
L'épicier a pris une amende en passant à l'orange
L'avocat s'est retrouvé le bec dans l'eau en défendant une cruche
Le vétérinaire a un chat dans la gorge et une fièvre de cheval
Le bûcheron est resté sous le charme en écoutant Dutronc
Le couturier a choisi de monter un col plutôt que de traverser la Manche
L'électricien a été déclaré positif alors qu'il était neutre
Le volailler court après les poules et y laisse des plumes
Le relieur s'est retranché dans la marge du livre
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"Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague.En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c'est bien le cas, vous admettrez que nous sommes  responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément; et pour le restant de vos jours,jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles."
La Vague - Todd Strasser

L'adaptation au cinéma de ce roman (que vous trouverez au CDI) tiré d'un fait divers qui s'est passé aux Etats-Unis en 1969, est transposée dans l'Allemagne d'aujourd'hui; c'est un film qui secoue,car il prouve aux jeunes générations qu'il est facile de perdre son âme et que nul n'est à l'abri de voir se répéter les horreurs de l'Histoire
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Et si on instaurait la paix perpétuelle?

Pour l'optimiste Michel SERRES, ce rêve pacifiste cher à Kant ne se réalisera ni par l'action des Etats, ni parl'instauration de règles de droit international mais lorsque les hommes prendront conscience de la nécessité de s'unir pour sauver la planète.
" Je propose une utopie concrète. mais je ne peux pas dire, à cause du caractère imprévisible du temps, ni quand ni comment elle se réalisera. Imaginons un monde où les hommes ont cessé de se faire la guerre. Deux éléments bien réels ont préparé cette incroyable révolution. Nous avons eu un choc, dans les années 60, en contemplant les photos de la Terre prises de l'espace : pour la première fois de notre histoire, nous avons vu le monde sans horizon, la planète telle qu'elle est dans le cosmos. Cela a donné un poids concret à la formule de Pascal: : "Nous sommes embarqués". Les hommes ont soudain compris qu'ils étaient tous les matelots d'un même navire. En outre, ils ont commencé à se rendre compte des blessures qu'ils infligeaient au monde sous couvert d'exploitation des ressources. Durant des millénaires, ils avaient mis en danger l'eau, la terre, le feu, la vie même, et fait disparaître les espèces de plus en plus vite. Ils ont fini par saisir le vrai sens de la "guerre mondiale" qui désigne, non pas les conflits internationaux de 1914-1918 et 1939-1945, mais cette guerre beaucoup plus ancienne que les hommes mènent contre le monde lui-même-une guerre de destruction qui a une fin, celle de toute vie sur Terre...."
Dossier complet dans
Philosophie magazine n° 28
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