Texte libre

Le bonheur par Henri Matisse
Question au philosophe
Michel Onfray

Votre définition du bonheur?
-Le désir est violent, le plaisir aussi, en revanche le bonheur est doux. Le désir est frustration, envie, aspiration à ce qui nous manque, volonté d'avoir, de soumettre, de posséder et d'épuiser cette force qui nous consume. Le plaisir est satisfaction de ce désir, il éteint la conscience, arrête la réflexion, mobilise la totalité de l'être dans une explosion physiologique et psychique. Le bonheur, pour sa part, est souvenir de l'état de désir et de l'état de plaisir, deux états qui suspendent la conscience. il appelle, nécessite, exige la conscience, autrement dit il contraint à ce que nous nous appartenions. Je dirai donc que le bonheur est l'état de sérénité consubstantiel au souvenir d'un désir ou d'un plaisir obtenus, c'est la mémoire pacifiée d'une satisfaction réalisée...
Interview complète dans Le Point n°1918
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"La vie du sage est très étendue; elle n'est pas renfermée dans les bornes assignées au reste des mortels . Seul il est affranchi des lois du genre humain : tous les siècles lui sont soumis comme à Dieu : le temps passé,il en reste maître par le souvenir; le présent, il en use; l'avenir, il en jouit d'avance. Il se compose une longue vie par la réunion  de tous les temps en un seul."

Sénèque-"De la brièveté de la vie"

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Se
cultiver..
.
  
Enrichir sa culture générale : facile à dire mais comment s'y prendre?
Vous venez de lire un bon roman, vous avez vu une belle exposition?
Creusez un peu! Derrière l'oeuvre, un paysage de découvertes se dessine. Conseils et méthodes dans MUZE n° 55
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1947 : le 1er mai devient en France un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions

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Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l'eau qui gronde?
Et après secoue tes cheveux
Qu'ont trempé les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l'imbécile triomphe,
Ni qu'on perd l'amour aussitôt
Qu'on l'a gagné, ni qu'est mort
Celui qui œuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah, pourquoi aurais-tu la crainte
De l'horreur que clame le vent ?
W.B. Yeats - 45 poèmes
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Quand rapidement elle passa près de moi, le bout de sa robe me frôla.
Comme d'une île inconnue vint de son coeur une soudaine et chaude brise de printemps.
Un souffle fugitif me caressa, et s'évanouit, tel s'envole au vent le pétale arraché à la fleur.
Il tomba sur mon coeur comme un soupir de son corps et un murmure de son âme.
Rabindranath Tagore - Le jardinier d'amour
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Chère Kitty
,
Le soleil brille, le ciel est d'un bleu intense, le vent est alléchant, et j'ai une envie folle-une envie folle-de tout...De bavardages, de liberté, d'amis, de solitude. J'ai une envie folle...de pleurer. je sens que je voudrais éclater. les larmes m'apaiseraient, je le sais, mais je suis incapable de pleurer. je ne tiens pas en place, je vais d'une chambre à l'autre, m'arrête pour respirer à travers la fente d'une fenêtre fermée, et mon coeur bat comme s'il disait : "Mais enfin, satisfais mon désir..."
Je crois sentir en moi le printemps, le réveil du printemps;je le sens dans mon corps et dans mon âme. J'ai un mal fou à me comporter comme d'habitude, j'ai la tête toute embrouillée, je ne sais que lire, qu'écrire, que faire. Langueur...Langueur...Comment te faire taire?
A toi,
Anne
Anne FRANK - Journal
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"... -Etes-vous optimiste?
-Pour vous oui, pour l'avenir du monde, non. Le problème des hommes, c'est qu'ils ne savent s'entendre entre eux que ligués contre d'autres. C'est l'ennemi qui les unit. En apparence, on peut croire que le ciment joignant les membres d'un groupe, c'est une langue commune, une culture commune, une histoire commune, des valeurs partagées; en fait, aucun liant positif n'est assez fort pour souder les hommes ; ce qui est nécessaire pour les rapprocher, c'est un ennemi commun. Regardez ici, autour de nous. Au XIXè  siècle, on invente les nations, l'ennemi devient la nation étrangère, résultat : la guerre des nations . Après plusieurs guerres et des millions de morts, au XXè siècle, on décide d'en finir avec les nations, résultat : on crée l'Europe. Mais pour que l'Union existe, pour qu'on se rende compte qu'elle existe, certains ne doivent pas avoir le droit d'y venir..."
Eric-Emmanuel SCHMITT -
Ulysse from Bagdad
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  Un blog plein d'humour et de bonnes adresses pour le Pays basque : http://lesfillesenespadrilles.typepad.fr/
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Mardi 26 septembre 2006
Par la documentaliste - Voir les 0 commentaires

Texte libre

      Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur RIMBAUD -Poésies
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"Toutes ces idées qui viennent, il faut les attendre comme des mouches quand elles passent. Que fait-on des mouches et des papillons? On les conserve et on s'en sert : ce sont des idées bleues, des idées roses qui passent, et puis d'un dessin on fait une peinture, et de la peinture on fait des sculptures, parce que la sculpture, c'est la seule chose qui me libère. C'est une réalité tangible. Peut-être que ce qu'il y aurait de mieux que la sculpture, ce serait de vraies personnes."
Louise Bourgeois

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A ceux qui aiment la langue française

LES METIERS :
Le facteur, légèrement timbré, prend tout à la lettre
Le coiffeur se barbe à force de couper les cheveux en quatre
Le pâtissier s'est fait la religieuse en un éclair
Le cafetier a servi un demi à un jeune mousse
Le poissonnier fait le maquereau avec une morue
Le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant une bière
Le viticulteur prend de la bouteille et demande qu'on lui lâche la grappe
Le plombier a pris la fuite en fumant un joint
Le menuisier a attrapé la gueule de bois en abusant du buffet
Le charcutier a épousé un boudin, quelle andouille!
Le boucher s'est mordu la langue en taillant une bavette
Le boulanger s'est fait rouler dans la farine, il est dans le pétrin
L'épicier a pris une amende en passant à l'orange
L'avocat s'est retrouvé le bec dans l'eau en défendant une cruche
Le vétérinaire a un chat dans la gorge et une fièvre de cheval
Le bûcheron est resté sous le charme en écoutant Dutronc
Le couturier a choisi de monter un col plutôt que de traverser la Manche
L'électricien a été déclaré positif alors qu'il était neutre
Le volailler court après les poules et y laisse des plumes
Le relieur s'est retranché dans la marge du livre
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"Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague.En revanche, si notre expérience est réussie, et vous admettrez que c'est bien le cas, vous admettrez que nous sommes  responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément; et pour le restant de vos jours,jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles."
La Vague - Todd Strasser

L'adaptation au cinéma de ce roman (que vous trouverez au CDI) tiré d'un fait divers qui s'est passé aux Etats-Unis en 1969, est transposée dans l'Allemagne d'aujourd'hui; c'est un film qui secoue,car il prouve aux jeunes générations qu'il est facile de perdre son âme et que nul n'est à l'abri de voir se répéter les horreurs de l'Histoire
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Et si on instaurait la paix perpétuelle?

Pour l'optimiste Michel SERRES, ce rêve pacifiste cher à Kant ne se réalisera ni par l'action des Etats, ni parl'instauration de règles de droit international mais lorsque les hommes prendront conscience de la nécessité de s'unir pour sauver la planète.
" Je propose une utopie concrète. mais je ne peux pas dire, à cause du caractère imprévisible du temps, ni quand ni comment elle se réalisera. Imaginons un monde où les hommes ont cessé de se faire la guerre. Deux éléments bien réels ont préparé cette incroyable révolution. Nous avons eu un choc, dans les années 60, en contemplant les photos de la Terre prises de l'espace : pour la première fois de notre histoire, nous avons vu le monde sans horizon, la planète telle qu'elle est dans le cosmos. Cela a donné un poids concret à la formule de Pascal: : "Nous sommes embarqués". Les hommes ont soudain compris qu'ils étaient tous les matelots d'un même navire. En outre, ils ont commencé à se rendre compte des blessures qu'ils infligeaient au monde sous couvert d'exploitation des ressources. Durant des millénaires, ils avaient mis en danger l'eau, la terre, le feu, la vie même, et fait disparaître les espèces de plus en plus vite. Ils ont fini par saisir le vrai sens de la "guerre mondiale" qui désigne, non pas les conflits internationaux de 1914-1918 et 1939-1945, mais cette guerre beaucoup plus ancienne que les hommes mènent contre le monde lui-même-une guerre de destruction qui a une fin, celle de toute vie sur Terre...."
Dossier complet dans
Philosophie magazine n° 28
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