Sensation
Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.
Arthur
RIMBAUD -Poésies
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"Toutes ces idées qui viennent, il faut les attendre comme des mouches quand elles passent. Que fait-on des mouches et des papillons? On les conserve et on s'en sert :
ce sont des idées bleues, des idées roses qui passent, et puis d'un dessin on fait une peinture, et de la peinture on fait des sculptures, parce que la sculpture, c'est la seule chose qui me
libère. C'est une réalité tangible. Peut-être que ce qu'il y aurait de mieux que la sculpture, ce serait de vraies personnes."
Louise Bourgeois
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A ceux qui aiment la langue française
LES METIERS
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Le facteur, légèrement timbré, prend tout à la
lettre
Le coiffeur se barbe à force de couper les cheveux en quatre
Le pâtissier s'est fait la religieuse en un éclair
Le cafetier a servi un demi à un jeune mousse
Le poissonnier fait le maquereau avec une morue
Le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant une bière
Le viticulteur prend de la bouteille et demande qu'on lui lâche la grappe
Le plombier a pris la fuite en fumant un joint
Le menuisier a attrapé la gueule de bois en abusant du buffet
Le charcutier a épousé un boudin, quelle andouille!
Le boucher s'est mordu la langue en taillant une bavette
Le boulanger s'est fait rouler dans la farine, il est dans le pétrin
L'épicier a pris une amende en passant à l'orange
L'avocat s'est retrouvé le bec dans l'eau en défendant une cruche
Le vétérinaire a un chat dans la gorge et une fièvre de cheval
Le bûcheron est resté sous le charme en écoutant Dutronc
Le couturier a choisi de monter un col plutôt que de traverser la Manche
L'électricien a été déclaré positif alors qu'il était neutre
Le volailler court après les poules et y laisse des plumes
Le relieur s'est retranché dans la marge du livre
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"Si l'histoire est condamnée à se répéter, alors vous aussi, vous voudrez tous nier ce qui vous est arrivé dans la Vague.En revanche, si notre expérience est réussie, et vous
admettrez que c'est bien le cas, vous admettrez que nous sommes responsables de nos propres actes et que nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément; et pour le restant de vos
jours,jamais, au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles."
La Vague - Todd Strasser

L'adaptation au cinéma de ce roman (que vous trouverez au CDI) tiré d'un fait divers qui s'est passé aux
Etats-Unis en 1969, est transposée dans l'Allemagne d'aujourd'hui; c'est un film qui secoue,car il prouve aux jeunes générations qu'il est facile de perdre son âme et que nul n'est à l'abri de
voir se répéter les horreurs de l'Histoire
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Et si on
instaurait la paix perpétuelle?
Pour l'optimiste Michel SERRES, ce rêve pacifiste cher à Kant ne se réalisera ni par l'action des Etats, ni parl'instauration de règles de droit international mais lorsque les hommes prendront
conscience de la nécessité de s'unir pour sauver la planète.
" Je propose une utopie concrète. mais je ne peux pas dire, à cause du caractère imprévisible du temps, ni quand ni comment elle se réalisera. Imaginons un monde où les hommes ont cessé de se
faire la guerre. Deux éléments bien réels ont préparé cette incroyable révolution. Nous avons eu un choc, dans les années 60, en contemplant les photos de la Terre prises de l'espace : pour la
première fois de notre histoire, nous avons vu le monde sans horizon, la planète telle qu'elle est dans le cosmos. Cela a donné un poids concret à la formule de Pascal: : "Nous sommes embarqués".
Les hommes ont soudain compris qu'ils étaient tous les matelots d'un même navire. En outre, ils ont commencé à se rendre compte des blessures qu'ils infligeaient au monde sous couvert
d'exploitation des ressources. Durant des millénaires, ils avaient mis en danger l'eau, la terre, le feu, la vie même, et fait disparaître les espèces de plus en plus vite. Ils ont fini par
saisir le vrai sens de la "guerre mondiale" qui désigne, non pas les conflits internationaux de 1914-1918 et 1939-1945, mais cette guerre beaucoup plus ancienne que les hommes mènent contre le
monde lui-même-une guerre de destruction qui a une fin, celle de toute vie sur Terre...."
Dossier complet dans Philosophie magazine n° 28
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