Poème

Tu es partout d’ailleurs, et d’ailleurs de nulle part,
Naviguant, volant, roulant ou bien marchant,
Ô, homme voyageur, tu excelles dans ton art
Tu désires connaître le monde en découvrant.
Alors que le temps coule, tu ignores la fatigue
Supportant ton barda, ravalant ton orgueil
Pour la vie qui s’écroule, pour la vie tu te ligues,
Et derrière chaque visage, tu trouves un doux accueil.
Tu as l’humilité de l’homme qui est conscient
De n’être que poussière, de n’être qu’ignorant.
Tu vis dans l’éphémère, le changement incessant,
Et par cette inconstance, tu renais à chaque instant
Tu luttes contre la Mort, la tienne et celle des autres
Voyageur tu es d’or, tu es toujours des nôtres.