Journal de bord d'un détraqué moteur

Publié le par la documentaliste

Journal de bord d’un détraqué moteur

Paul Melki

 

 

 

Paul ne marche pas, ne parle pas, voit très peu, c’est un adolescent pas comme les autres et pourtant quelle leçon de vie il nous donne dans ce récit autobiographique où il se présente comme un rescapé de la communication lorsqu’à 12 ans il découvre que l’écriture peut le sortir de son mutisme, traduire ses désirs, sa révolte : « C’est ma boîte de nuit, ma fête avec des copains, mes séductions, mes voyages, mes folies dépensières… » Ce talent qui germait en lui depuis l’enfance pendant laquelle ses parents l’ont gavé de lectures ayant nourri son imaginaire lui a permis d’obtenir le prix de la nouvelle en 2004.

Un livre d’une étonnante  maturité, porteur d’un fabuleux message de vie et d’espoir :

« Pour moi, la littérature sert à éliminer la peur, celle de mon silence passé, celle de mes parents, celle de ceux qui me contemplent pantois sur mes quatre roues. A légitimer mon plaisir de vivre, mon droit de vivre, à fraterniser quand les cœurs s'ouvrent, à sourire, à rire devant les regards qui découvrent que le poulbot figé sur la toile n'est pas que miséreux. A espérer contraindre le destin à poursuivre ce chemin, moins désastreux que les prévisions météorologiques qui ont couronné de sérieux nuages ma naissance.»

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